les Lyonnaises, l’Europe avant le monde ? : SportSénégal #Senegal

les Lyonnaises, l’Europe avant le monde ? : SportSénégal #Senegal Lyonnaises

Perchées sur le toit de l’Europe, les stars de Lyon qui constellent l’équipe de France rejoignent mardi le reste des Bleues à Clairefontaine avec un moral au zénith, « un plus psychologique » pour le Mondial dans moins de trois semaines.

« Si on gagne la finale, on arrivera au Mondial avec l’équipe de France avec un grand sourire et le plein d’énergie »: la gardienne Sarah Bouhaddi (139 sélections), sacrée samedi à Budapest pour la sixième fois en Ligue des champions, n’avait pas masqué l’enjeu d’une finale pas comme les autres.

Une défaite face au Barça, un outsider sans grande vedette internationale si ce n’est la Néerlandaise Lieke Martens, aurait porté un gros coup au moral de l’équipe de France, dont la colonne vertébrale repose sur pas moins de sept Lyonnaises.

Samedi, toutes les internationales tricolores de l’OL ont pris part à la fête, de la gardienne Bouhaddi à l’attaquante Eugénie Le Sommer en passant par les milieux Amel Majri, Delphine Cascarino (entrée à l’heure de jeu) et Amandine Henry, la capitaine des Bleues.

En défense centrale, Griedge Mbock Bathy a fait la paire avec Wendie Renard, excellente en tour de contrôle et dernier rempart contre les Espagnoles.

« C’était important d’arriver en sélection en ayant gagné tous les titres possibles », a savouré devant les journalistes la capitaine des « Fennotes » après avoir assuré son quatrième triplé personnel Championnat-Coupe de France-Ligue des champions, comme en 2012, 2016 et 2017.

« Moi je me voyais mal rejoindre les copines (de l’équipe de France) en perdant. C’est un plus psychologiquement », a reconnu la Martiniquaise de 28 ans.

– Pression plus forte –

Les festivités passées, les internationales tricolores de Lyon ne disposeront que de quelques heures avant de rejoindre Clairefontaine, le camp de base des Bleues où leurs « copines » des autres clubs étaient déjà rassemblées cette semaine.

Les retrouvailles auront lieu à partir de 14h00 mardi dans les Yvelines, avant d’enchaîner sur des tests physiques et un entraînement en fin de journée ouvert au public et aux médias.

Et dès la fin de semaine, il faudra pour les Lyonnaises remettre le bleu de chauffe à Orléans où elles disputent samedi face à la Thaïlande leur avant-dernier match de préparation, avant celui contre la Chine à Créteil le 31 mai.

« La saison n’est pas terminée », rigolait en zone mixte Le Sommer, qui a fêté samedi ses 30 ans avec un nouveau sacre européen. « On va bien profiter et on aura le temps de se remettre en mode Coupe du monde mardi quand on ira à Clairefontaine », a-t-elle poursuivi.

Si la N.9 semblait un peu déroutée par le télescopage de ses parcours en club et en sélection, elle n’a préféré retenir que la dynamique que le premier pouvait lui procurer, moins de trois semaines avant le coup d’envoi du Mondial, le 7 juin au Parc des princes contre la Corée du Sud.

– « La Coupe du monde c’est différent » –

« C’est un peu spécial cette année parce que certaines ont déjà commencé leur préparation pour la Coupe du monde et nous on était encore +focus+ sur la Ligue des champions. Mais on va les retrouver avec beaucoup de joie et on va être déterminées à aller le plus loin possible », a lancé l’attaquante aux 159 sélections.

La victoire des Lyonnaises à Budapest va certainement « donner des ailes » aux Bleues, comme l’a twitté l’ancien champion de canoë Tony Estanguet, mais en déduire que les Françaises vont à coup sûr marcher sur le monde cet été serait bien évidemment une erreur.

« C’est un signe parce qu’on est une grosse ossature lyonnaise, mais la Coupe du monde c’est différent, les attentes sont différentes, la pression aussi n’est pas la même », a d’ailleurs noté Wendie Renard.

La France, au palmarès international vierge, n’aura d’yeux que pour ses Bleues, en espérant que leur parcours se prolonge jusqu’à la finale du 7 juillet programmé… dans le stade de Lyon.

AFP

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